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Apprendre à oublier

Consigne de lecture : ceci ne saurait être la seule façon de voir les choses. C'est du Yoga de l'esprit justement, une écriture intuitive qui invite à un simple partage. Cela vous offre un autre angle de vue. C'est une vision partagée à un instant T. elle sera encore différente demain ou dans un an.


Aussi ne prenez que ce qui vous parle ou vous inspire. Rappelez vous de douter, même des meilleurs, afin de conserver un esprit critique. Enfin, rien de ce qui peut être partagé dans mes post ne saurait se substituer à des avis professionnels qu'il s'agisse du corps médical, ou autre. En cas de besoin sur un sujet précis, consultez un professionnel. Merci de garder à l'esprit que ce qui est vrai pour moi peut sonner faux pour vous et c'est tout à fait normal.


Bonne lecture.


En cas de reproduction : Merci de citer votre source : le nom du site.

 

Il faut vivre avec une certaine constance tout en ayant pas celle d’être « soi ».


Comment fait-on cela ?

Comment peut-on mener une existence en cohérence tout en ne collant pas à nos identifications du « moi » ?

Je ne sais pas comment on fait. Toujours est il que, pour moi, ça sonne comme un appel. Une envie sauvage de suivre le cours de la nature, elle qui sait perpétuellement changer pour se renouveler et qui en même temps ne change jamais vraiment.


Être fidèle à sa nature, n’est-ce pas, justement, être fidèle au changement ?

La constance se trouve précisément dans l’impermanence.

C’est la seule chose qui vaille et nous rende heureux. Heureux que nous sommes de nos dépouillés de nos faux semblants. Heureux d’être nus face à l’inconnu, heureux et fiers de n’avoir aucun repère.


Allant et demeurant en proie à une forme d’incertitude qui se forme d’aventure et d’exploration.


Qu’aurions-nous donc bien à vivre si cela ne s’inscrivait pas dans une forme inexplorée de qui nous sommes ?


Nous ne pouvons nous résoudre à vivre enfermés. Pas plus que nous ne pouvons condamner nos âmes à demeurer éternellement dans le faux semblant. Le connu est connu car il est expérimenté.

Que reste-t-il donc à ces êtres qui ne découvrent plus rien d’autre qu’un monde de certitudes ?

N'est-ce pas là que germe la sclérose de l’existence et la condamnation de l’âme humaine ?

S’enfermer pour se protéger.

Et bientôt la protection se fera prison. Viendra alors l’impossible décision : resté condamné par sa rigidité, ou se libérer en osant à nouveau expérimenter ?


C’est en cela mes amis, que nous sommes mortels. Par le fait de ne plus oser avancer.


Par l’incapacité croissante, avec l’âge, de vieillir SANS certitudes. Par l’absence de renouveau et surtout, oui surtout, par une envie folle d’exister à travers les expériences du passé. Ne laissant alors plus aucune place ni aucun espace aux lettres du renouveau. Attendant patiemment que la surprise s’infiltre dans le carcan quotidien, bien solide, fait d’idées préconçues. Le plus dur pour vivre c’est d’oublier. Oublier qui on a été, oublier qui on est et ce que l’on pourrait être. Ceci afin de plonger pleinement et entièrement dans ce qu’on pourrait appeler les vagues de l’existence.

Des artifices non singuliers qui viendraient s’échouer contre la roche de la vie.


Laissez donc se briser vos certitudes et empoignez dès à présent l’oubli de qui vous pensez être afin de découvrir de nouvelles façons de voir les choses. Vous n’êtes qu’à un pas de votre meilleure existence. Celle qui ne s’embarrasse de rien et qui embrasse tout. Allez donc et amusez-vous.


Qu’il en soit ainsi.


ps : vous pouvez télécharger cet article ici :


Apprendre à Oublier - Article Blog Myfrenchplume
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